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Finie l’époque des caricatures de l’arracheur de dents entouré d’instruments pas toujours rassurants ! Laser, informatique et numérique, composants technologiques ont eux aussi rejoints la sphère du cabinet dentaire. En 20 ans, les contours de la profession dentaire ont bien évolué grâce à des innovations toujours plus poussées ! Soins toujours plus rapides et précis, confort visuel et sonore, ambiance high-tech… Praticiens et bien sûr patients en bénéficient directement ! Découvrez en quelques clics les dernières nouveautés qui vont faire parler d’elles !
Lampes à polymériser, inlays et onlays, céramique et zircone, alliage nickel/titane, empreintes optiques, « bagues » invisibles, imagerie numérique… Les plus hautes technologies font depuis quelques années leur entrée dans les cabinets dentaires.
Fiabilité, rapidité, sécurité, sérénité… Grâce à l’innovation, les chirurgiens-dentistes disposent aujourd’hui d’instruments et matériaux toujours plus performants permettant non seulement d’améliorer leur pratique quotidienne mais aussi et surtout le confort des patients !
Dentisterie restauratrice, traitements canalaires, orthodontie, anesthésie… l’ensemble des branches de la chirurgie dentaire bénéficie chaque année de nouveautés. Et c’est dans le domaine des prothèses et implants que les innovations restent les plus étonnantes !
Caries et dentisterie restauratrice
Résine et particules de verre, presque invisibles !
Si la carie dentaire n’est aujourd’hui plus considérée aujourd’hui comme un fléau - grâce notamment à l’apport du fluor dans les dentifrices et à la prévention en matière de santé bucco-dentaire– ses conséquences restent encore importantes pour une bonne partie de la population.
Traiter une carie, c’est éliminer la substance dentaire détruite par les bactéries, puis remplir la cavité à l’aide d’un matériau d’obturation. Celui-ci doit reproduire au mieux la forme de la dent, ne pas être toxique, résister durablement à la mastication, être étanche et si possible, invisible. Depuis déjà longtemps, les amalgames d’argent communément appelés « plombages » disparaissent au profit de composites à base de résine et particules de verre.
Chaque année, de nouveaux produits capables de mimer d’une manière de plus en plus parfaite l’aspect naturel des dents sont proposés aux chirurgiens-dentistes. Aujourd’hui, les efforts en termes d’innovation s’orientent vers une meilleure tolérance biologique et des performances améliorées sur le long terme. Il s’agit de limiter :
- les infiltrations autour des restaurations,
- les changements de couleur,
- les risques de nouvelles caries par manque d’étanchéité.
| Composites et lampes à polymériser |
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Les composites sont des pâtes que l’on fait durcir en bouche à l’aide d’une lampe à polymériser. Cet appareil produit une lumière bleue très vive entraînant une réaction chimique qui solidifie le matériau.
Initialement, les lampes étaient volumineuses, bruyantes- en raison du ventilateur dissipant la chaleur dégagée- et d’une puissance modérée. La durée d’application de la lumière pouvait atteindre plusieurs minutes pour une grosse molaire.
Aujourd’hui, les chirurgiens-dentistes disposent de lampes à LED (Diodes Electro Luminescentes) beaucoup plus petites, maniables, légères, sans fil et beaucoup plus performantes. Elles permettent de polymériser les composites en deux fois moins de temps !
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Caries avancées et traitements canalaires
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Si la carie n’est pas soignée à temps, les bactéries gagnent le cœur de la dent et investissent la pulpe, autrement dit le « nerf ». Il s’agit en fait d’un ensemble de cellules, vaisseaux sanguins et lymphatiques, en plus de terminaisons nerveuses très sensibles. A l’intérieur des racines, la pulpe est confinée dans un canal très étroit qu’il faut élargir, nettoyer puis obturer.
Nickel et titane pour plus de rapidité et de fiabilité
Initialement en acier plutôt rigide, les instruments disponibles aujourd’hui pour accomplir cette tâche sont fabriqués dans un alliage de nickel-titane super-élastique.
Les traitements sont effectués d’une manière plus rapide et plus fiable qu’auparavant. Les localisateurs d’apex électroniques indiquent précisément la longueur des canaux – différente d’une dent à l’autre - afin de réaliser ce travail en toute sécurité.
Les endodontistes, chirurgiens-dentistes spécialisés dans les soins de racines à qui l’on confie les cas les plus difficiles, travaillent désormais sous microscope opératoire. Cette nouvelle technologie, inspirée des pratiques de chirurgie ophtalmique ou d’autres spécialités médicales rend désormais possible la récupération de dents autrefois compromises.
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Prothèses : des innovations de haute technologie
La prothèse est sans doute la branche de la dentisterie qui bénéficie aujourd’hui des technologies les plus innovantes.
Inlays et onlays
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Quand les lésions carieuses sont trop volumineuses pour être traitées à l’aide de composites polymérisés en bouche, les dents sont obturées à l’aide d’inlays ou onlays, petits blocs de matériau dur fabriqués au laboratoire, puis scellés dans la cavité. Autrefois, les inlays étaient exclusivement en or. Pourtant très solides et fiables, ils ne sont plus guère utilisés, les patients leur préférant des matériaux couleur dent.
Un industriel allemand a notamment mis au point un dispositif sophistiqué permettant de réaliser directement au cabinet dentaire des inlays et onlays en céramique.
L’empreinte de la cavité est prise à l’aide d’un capteur optique en quelques secondes. La prothèse est ensuite conçue entièrement en 3D sur l’écran d’un ordinateur, grâce à un logiciel spécifique.
Une fois la forme de l’inlay définie, celui-ci est usiné dans une petite unité de fraisage à proximité du fauteuil, à partir d’un bloc de céramique préfabriquée. L’intervention dure à peine plus d’une heure entre l’arrivée du patient au cabinet et son départ ! Mais en raison d’investissements encore relativement coûteux, ce dispositif n’est pas encore disponible chez tous les chirurgiens-dentistes…
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| Couronnes : céramique et zircone au top ! |
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Les couronnes sont des coiffes qui recouvrent entièrement les dents pour les consolider, restituer leur fonction masticatrice et redonner un beau sourire lorsqu’elles sont blanches. Réalisées de manière artisanale au laboratoire de prothèses, elles sont conçues en métal ou céramique.
Aujourd’hui, la fabrication des couronnes évolue. Elles sont proposées en céramique sur armature de zircone.
La zircone, ou oxyde de zirconium, est un matériau aussi dur que le métal, mais blanc. Grâce à la présence d’alliages différents en bouche, les problèmes de corrosion n’existent plus et l’esthétique est irréprochable. Ce nouveau type de couronnes s’élabore également à partir de bloc usinés, mais dans des unités de fabrication industrielles. La CFAO (Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur) réduit les étapes manuelles et assure une précision des prothèses exceptionnelle.
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Empreintes : du silicone à l’optique ?
Pour réaliser couronnes, bridges et autres appareils, les prothésistes travaillent sur des moulages en plâtre obtenus à partir d’empreintes de la bouche des patients. Pour la plupart à base de silicone, les matériaux à empreintes sont de plus en plus fiables et précis : des malaxeurs automatiques assurent un mélange plus homogène et rapide que lorsque celui-ci est effectué à la main.
Néanmoins, l’empreinte reste toujours relativement inconfortable pour le patient, même si les produits sont parfois parfumés à la menthe ou aux fruits rouges. Certains industriels travaillent actuellement à l’élaboration de procédés d’empreinte optique. Cette technologie est encore balbutiante… L’épreuve tant redoutée de la pâte qui étouffe et chatouille le palais ne sera peut-être un jour plus qu’un mauvais souvenir !
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Implantologie et imagerie numérique
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L’implantologie bénéficie également de nombreuses innovations, notamment grâce à l’imagerie numérique. Si les scanners demeurent des équipements lourds réservés aux hôpitaux, cliniques ou gros cabinets de radiologie, des systèmes plus compacts avec des performances quasi-équivalentes pour les applications dentaires font leur entrée dans les cabinets des chirurgiens-dentistes.
De nouveaux appareils sophistiqués permettent d’obtenir des images en trois dimensions des dents et mâchoires sans que le patient n’ait à se déplacer dans des structures spécifiques de radiologie. Ils permettent de calculer précisément la position, le volume et la taille des implants à poser lorsqu’une ou plusieurs dents absentes doivent être remplacées.
Des guides d’implantation peuvent même être réalisés à partir d’images en 3D de l’ensemble du crâne ! Lorsque les conditions sont favorables et que le nombre d’implants à poser est élevé, ce procédé réduit significativement la durée des étapes chirurgicales et assure une sécurité d’intervention optimale.
Pour une utilisation plus « classique » et quotidienne, de nouveaux dispositifs de piézochirurgie -dérivés des détartreurs à ultrasons- permettent de découper des fragments osseux avec une meilleure visibilité et plus de précision que les habituels instruments rotatifs. |
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Orthodontie : des « bagues » cachées
L’orthodontie consiste à « redresser » des dents mal placées, sur lesquelles sont fixées des petites plaques munies d’une gorge dans laquelle passe un fil métallique. Celui-ci agit comme un ressort pour amener progressivement les dents dans la bonne position.
Les crampons, brackets ou « bagues » traditionnellement collés sur la face avant des dents se révèlent peu esthétiques. Dans le cas de l’orthodontie linguale les crampons sont fixés sur la face interne des dents. Leur forme est plus complexe et variable d’une personne à l’autre. Mais grâce aux procédés informatiques, on peut désormais réaliser des crampons usinés sur mesure. Le patient peut ainsi bénéficier à tout âge d’un traitement orthodontique totalement invisible !
Le contrôle électronique au service de l’anesthésie
Afin de permettre au chirurgien-dentiste de travailler encore plus sereinement et d’offrir le meilleur confort au patient, des dispositifs d’anesthésie contrôlés électroniquement délivrent le produit anesthésiant au « goutte à goutte » à l’endroit précis où il doit agir.
Injection indolore, rapidité d’action, efficacité assurée en toutes circonstances sont les premiers bénéfices perçus.
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